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Frappe Plus Fort Si Tu l’Oses

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« Puiser, puiser au fond de moi ce qui s’y cache, te retenir, te montrer ce trésor, je veux que tu sois là, que tu m’écoutes…………… Il y a des moments ou le monde m’engloutit, où la réalité me dépasse…….. ces images qui me brisent, je les ai chassé, mais elles reviennent encore. J’ai éteint la télévision, coupé la radio, fermé les journaux……………… parce que c’était trop, parce que c’était faux. Je ne veux plus qu’ils décident à ma place.
Il y a des instants de bonheur partagé, lève ton verre et plonge ton regard dans le mien, sans un mot, sans conséquence, juste pour montrer que je sais, que tu sais, que nous savons, que nous croyons…. Simplicité de l’instant présent, d’un échange sans contrepartie………. tout l’inverse de ce qu’on nous martèle à longueur de journée………… les « ils » et les « on »…….
Y’a t’il un sens à toutes ces absurdités, la vie n’est elle qu’une longue suite d’ennuis à combler, je comble, tu combles avec du désir, de l’attente, de l’espoir… mais quand tout est à portée de la main, quand tu as tout vu, tout entendu, que te reste t’il?
Toujours vouloir ce qu’on a pas, comme pour avoir une raison de vivre………. si je me contente de ce que j’ai, à quoi sert demain………
Si j’arrête le combat, si j’abandonne mes exigences, pourquoi continuer à respirer?

Je vous ai regardé, de là haut, cramponnée à mon siège parce que moi aussi « j’ai peur de l’avion »… vous étiez si petits que je ne vous voyait plus, alors vos querelles se sont révélées pitoyables……… « j’étais là en premier! » chigne l’un « c’est pas vrai c’est lui qui m’a pris ma place! » pleurniche l’autre……….. pendant qu’autour on divise pour mieux régner…… et tout le monde tombe dans le panneau!
Mais tu t’accroches pauvre petit soldat, parce que tu as peur, de l’autre, qui te renvoies ta haine mais qui chie dan son froc tout autant que toi; des tiens, qui te renvoient ta peur mais qui se servent de toi comme d’un bouclier, en te promettant l’amour, est ce qu’on aime celui qu’on envoie au combat?; de toi, de ce que tu ressens au fond, de cette voix qui hurle dans ta tête que tout ça c’est n’importe quoi, de la merde qu’on te force à avaler pour oublier le reste….
Alors prend ton flingue et va! va leur éclater la tête, va terroriser des enfants qui deviendront des monstres, va violer des femmes qui deviendront des fantômes, va torturer tes frères ennemis qui deviendront des gouffres de haine à leur tour….
Mais que toujours tu ressentes la honte et le dégoût dans dans chacun de tes actes immondes, qu’à chaque corps mutilé, qu’à chaque être piétiné, le hurlement du petit enfant sous ton crâne résonne encore plus fort, qu’il te brouille la vue, qu’il fasse exploser ton coeur, et qu’il se perpétue au plus profond des ténèbres de ta nuit jusqu’à ce qu’à ton tour tu rendes les âmes! »
Écrit le 16 aout 2006…