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Pourquoi j’ai arrêté les régimes …

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L’ANSES a publié un rapport intitulé « Évaluation des risques liés aux pratiques alimentaires d’amaigrissement » que vous pouvez consulter ici. Mais pour vous éviter la lecture de ce pavé, je me permets juste de reprendre certaines remarques des « points clés » qui concluent chacune des parties. L’étude porte sur les régimes suivants:

– Régime du Dr Atkins
– Régime Californien du Dr Guttersen
– Régime « citron détox »
– Régime de la Chrononutrition du Dr Delabos
– Régime du Dr Cohen
– Régime du Dr Dukan p
– Régime du Dr Fricker
– Régime Mayo
– Régime Miami du Dr Agatston
– Régime Montignac
– Régime du Dr Ornish
– Régime Scarsdale du Dr Tarnower
– Régime de la Soupe au chou
– Régime Weight Watchers
– Régime Zone de M. Sears

· Aucune donnée ne permet d’estimer la durée et la fréquence à laquelle un individu suivra un régime, ce qui peut en atténuer ou en aggraver les conséquences sur la santé.

L’amaigrissement ne se fait pas uniquement aux dépens des réserves de masse adipeuse : la perte de masse maigre conduit rapidement à l’affaiblissement du sujet par perte de masse musculaire.

· Les régimes amaigrissants entraînent une diminution de la masse minérale osseuse, avec en moyenne 1-2% de réduction de la densité minérale osseuse pour une perte de poids de 10%.
La pratique des régimes amaigrissants est délétère pour l’intégrité du capital osseux (impact sur la masse osseuse et donc probablement sur le risque fracturaire).
· Un faible poids ou toute perte de poids, même de peu d’amplitude, peuvent exacerber le processus d’ostéopénie à la ménopause ou lié à l’âge (1% de variation de masse osseuse pour 5-6 kg perdus).
Les données suggèrent que les régimes à très faible apport calorique provoquent des inflammations et fibroses modérées aux niveaux hépatique et portal ainsi que des calculs biliaires.
Les régimes très hypocaloriques peuvent induire de façon aigüe des accidents avec mort subite, par troubles du rythme cardiaque.
· La fluctuation du poids pourrait être un facteur de risque cardiovasculaire et de syndrome métabolique.
· Chez le sportif amateur, la pratique associée d’une activité physique et d’un régime amaigrissant s’accompagne à court terme : – d’un risque d’accident cardiovasculaire, essentiellement lors de la reprise d’une activité physique chez un sujet sédentaire depuis plusieurs années ayant un ou plusieurs facteurs de risques vasculaires ; – d’un risque de malaises  hypoglycémique, vagal, et/ou aggravé par la déshydratation) lorsque cette restriction alimentaire est très importante.

La perte de poids conduit à une augmentation de la libération des polluants organiques persistants qui ont pour conséquence des perturbations des systèmes endocrinien, reproducteur et immunitaire, des dysfonctionnements métaboliques, pouvant contribuer à la reprise de poids, des troubles du développement, ainsi que des cancers.
· La reprise pondérale concerne 80% des sujets à un an et augmente à long terme.
· Le retour au poids initial s’accompagne d’une récupération préférentielle de la masse grasse.
En période de perte de poids, la diminution de la leptinémie, en association avec de nombreux autres signaux nutritionnels, neuronaux et endocriniens, envoie un signal de « déficit énergétique » au niveau cérébral, ce qui se traduit par une augmentation de la sensation de faim.

En privilégiant les informations cognitives, extérieures au sujet, au détriment de la reconnaissance de l’état interne, la restriction cognitive tend à court-circuiter les signaux physiologiques de faim et de satiété.
· Les conséquences négatives au plan psychologique et comportemental ne sont souvent pas perçues par les candidats à l’amaigrissement.
· La dépression et la perte de l’estime de soi sont des conséquences psychologiques fréquentes des échecs à répétition des régimes.
· Sur le plan comportemental, la restriction cognitive et la perturbation du comportement alimentaire qu’elle induit aggrave très souvent le problème pondéral.

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Alors? Toujours envie de mettre en danger sa santé pour une question de norme sociale?

Et moi dans tout ça? Moi, je me dis que si à l’age de 15 ans un médecin m’avait simplement dit qu’il ne fallait pas que je commence, je n’aurais pas passé 25 ans à me torturer…Je suis persuadée qu’en dehors de quelques cas médicaux exceptionnels, les personnes en surpoids, souffrant de trouble du comportement alimentaire ont toute à un moment eu l’idée perverse de se mettre au régime.

Aujourd’hui, je redécouvre la faim, la satiété, j’avance, pas à pas. Pas forcément pour perdre du poids, mais surtout pour me réconcilier avec la nourriture qui n’aurait jamais du devenir autre chose qu’une source de vie et de plaisir. Pour ça, j’en reviens à une chose simple et fondamentale:

« Mange quand tu as faim et arrête quand tu n’as plus faim ».

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