Fonction Publique: les Cadres Explosent

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A l’initiative du SNPDEN, une table ronde a rassemblé les principaux syndicats des cadres de la fonction publique pour répondre à la question: « Avec moins, peut-on encore faire bien ? ». Maryline Baumard, journaliste au monde, a animé le débat. Elle le décrit dans son article: « Proviseurs, inspecteurs, magistrats ou policiers: les managers du public ne peuvent plus « faire aussi bien avec moins » ».

Présente dans le public, j’ai particulièrement apprécié d’entendre les arguments communs à ces collègues fonctionnaires. L’impression première est celle d’un incroyable gâchis. Les personnes qui ont témoigné rapportent toutes un attachement à leur missions premières, au service des autres, au service de tous, dans le respect de la laïcité et de l’égalité. Toutes sont désolées de faire le constat que nous n’avons plus les moyens d’assurer correctement ces missions. On accueille les victimes dans des commissariats insalubres, on met les élèves en face de personne qui ne sont pas des enseignants, on répond aux enquêtes chronophages des autorités hiérarchiques à défaut d’être sur le terrain, on travaille plus d’heures que la normale pour soigner le nombre croissant de malades en prenant de plus en plus de risques, on auditionne des témoins dans des conditions qui nous mettent hors la loi. Pourtant, la machine tourne encore, mais mal. Les agents sont de plus en plus proche du burn out, les suicides augmentent, les drames vont devenir inévitables…

Le Point a consacré un article à cet évènement. Les commentaires sont désolants. « Tout ça c’est la faute aux 35h »… argument simpliste. Il y a effectivement besoin de réformer la fonction publique, il y avait certainement des moyens d’optimiser le système. Or, rien n’a été réfléchi. La seule politique a constitué à ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux. Systématiquement. Sans savoir qui, où, comment. « Autant confier une tronçonneuse à un aveugle » a résumé Philippe Tournier, secrétaire général du SNPDEN.

Je partage la conclusion de l’article du blog « Casse-toi! Voilà le peuple!« 

Cette rencontre était une première, une de plus, sous ce pouvoir inouï. Elle a un sens. Les limites sont franchies, de l’incompétence et du dogmatisme libéral. Les gens en gris sortent du bois et saisissent les banderoles, à leur manière. Quiconque négligera ce signal commettra une lourde erreur.

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