URGENT A LIRE ET A PARTAGER

Par défaut

Ceci est la traduction d’un billet écrit par Dan Pearce, auteur du blog Single Dad Laughing.

Il m’a bouleversée. cette traduction, rapide donc parfois approximative et comportant surement plusieurs fautes, est une façon pour moi de participer à son combat contre ce qu’il convient d’appeler le harcèlement scolaire.

« Je vous avertis certaines choses que je vais partager avec vous aujourd’hui peuvent vous mettre mal à l’aise, mais la vérité est souvent comme ça. Elle dérange.

Peut être que la seule image qui doit être montrée dans cette discussion est celle-ci, une image scannée de ma photo de classe de 7ème. C’était en 1993, et je n’oublierai jamais la hâte avec laquelle je défigurais systématiquement mes propres photos pour que ceux qui me connaitront dans le futur ne puissent jamais voir cet hideux gros loser de mon passé.

Cette image n’est qu’un petit symptôme d’un plus large problème, le « harcèlement scolaire ».

Les événements récents sur des faits drastiques et tragiques de harcèlement m’ont amené à repenser douloureusement à mes jeunes années. Vous voyez, Je n’ai pas toujours été l’homme sexy et extrêmement confiant que vous connaissez sous le nom de « Single Dad Laughing ». Il y a eu un long moment dans ma jeune vie où je me détestais, je détestais ma vie, je détestais le monde et mon vœu quotidien était que tout s’arrête. D’une façon. Ou d’une autre.

Excusez la longueur de ce billet, mais une vraie discussion sur le harcèlement scolaire n’est pas quelque chose qui peut se faire en quelques paragraphes. S’il vous plait lisez jusqu’au bout, j’ai mis tout ce que j’avais à dire dans ce message pare que je ne peux plus rester assis et ne rien faire face à ce problème récurrent qui amène nos enfants à se tuer et s’entretuer. Je ne peux plus. Pas en sachant ce que je sais.

Je suis sure que votre cœur a accéléré chaque fois que vous avez vu et lu des évènements horribles qui se déroulent autour de nous. Des enfants qui exercent des représailles, des enfants qui se font du mal, des enfants qui meurent. De nos jours, le harcèlement est une épidémie pour laquelle il existe des solutions.

J’espère seulement que mes mots aujourd’hui seront assez forts pour être diffusés à des centaines de milliers de personnes, ou, si Dieu est avec moi, des millions. Je prie pour trouver les mots justes qui m’aideront à jouer mon rôle dans la quête pour réduire de façon drastique ces évènements qui brisent nos cœurs. J’espère que ceux qui liront ceci auront le courage de le partager, de regarder le problème en face et de changer les choses.

Il n’y a aucune partie de moi qui veuille écrire ceci. La vérité est que je n’en ai jamais parlé à personne. C’est quelque chose que je n’ai jamais eu le courage d’affronter. C’est un lieu que  je n’ai jamais autorisé mon esprit à arpenter. Et pourtant c’est quelque chose qui a probablement eu plus d’impact sur moi que quoique se soit d’autre dans mon passé.

J’ai été harcelé. De façon récurrente, et sans fin.

Jusqu’en CM2, j’avais des amis. J’étais intégré. J’étais « normal ». Nous avons beaucoup déménagé, mais ça n’était pas un problème. Je n’ai aucun souvenir de peine de cœur ou de tristesse durant les dix premières années de ma vie.

Mais en CM2 tout a changé. En CM2 en quelque sorte on m’a accroché une cible permanente dans le dos.

C’était mon premier jour dans une nouvelle école. Les bureaux étaient regroupés par quatre. Au début de la classe le professeur m’a présenté aux élèves et m’a désigné un siège vide. Dès que je me suis assis le garçon blond en face de moi (nous l’appellerons John) m’a dit en pouffant « salut grassouillet », juste assez fort pour que la classe entende. Les élèves autour de moi ont éclaté de rire. Le professeur a seulement dit « John, ça suffit ».

J’ai senti mon cœur se serrer dans ma poitrine. J’ai voulu courir hors de la pièce en pleurant.  Est ce que j’étais gros ? Je n’y avais jamais songé. Plutôt que de pleurer, je me suis forcé à faire comme si je n’étais pas affecté et j’ai haussé les épaules.

Tous les enfants harcelés apprennent vite que faire autre chose que hausser les épaules ne fera qu’empirer les choses.

A la fin de ce premier jour, John m’avait marqué comme son territoire. Il avait un ami, Mike, et tous les deux ont passé le jour un en faisant en sorte que je comprenne bien que je n’étais ni bienvenue ni souhaité. Ils m’ont donné tous les noms de gros qu’ils ont pu imaginer, comme gros cul, gros lard, et gros mec. A la fin de la journée ils avaient persuadé au moins la moitié de mes camarades de m’appeler simplement « lardon ». Je suis rentre à la maison ce premier jour et j’ai dit à mes parents que « tout s’est bien passé à l’école ». Après je suis allé dans ma chambre et j’ai pleuré.

Le jour deux, les commentaires sur le gros ont empiré. La plupart de la classe participait. Pas une personne ne m’a défendu. Pas une personne ne s’est interposée. Le professeur a entendu le pire, et ne m’a jamais proposé de m’aider. A la récré, j’ai demandé à un garçon où étaient les toilettes. Il m’a montré la porte des toilettes des filles. Sans réaliser  ce que c’était, je suis entré. Les filles se sont mises à crier, et je suis sorti en courant dans la cour au milieu des doigts pointés vers moi et des rires rauques.

Jour trois. Pire. Jour quatre. Pire. Jour cinq. Pire.

Jour six. Je suis rentré de l’école et j’ai commencé à brailler de façon incontrôlable devant ma mère. Je m’en rappelle comme si c’était ce matin. Elle n’a pas cessé de me demander ce qui n’allait pas. J’ai fini par murmuré « c’est ce môme qui n’arrête pas de me traiter de gros ». Je ne lui ai pas dit toute la vérité. La vérité vraie. Elle m’a fait un câlin et m’a dit que ça se passerait bien. Que les choses s’arrangeraient.

Elles ne s’arrangèrent pas. Jour sept. Pire. Jour 10. Pire. Jour 30. Bien pire.

Parce que John et Mike ne s’arrêtaient jamais. Ils ne me laissaient jamais un jour tranquille. Et alors que leur harcèlement atteignait un niveau maximal quelques jours après le début des cours, le dégoût de moi-même grandissait jusqu’à ce que je finisse par réellement me détester. En fait j’ai commencé à croire que j’étais toutes ces choses. Je croyais que j’étais gros. Je croyais que j’étais moche. Et pour moi, chaque jour cela empirait, parce que chaque jour leurs mots et leur punitions m’amenaient à un niveau de tristesse plus profond que la veille.

Ce fut vers la fin du CM2 qu’officiellement je me détestais. Les vacances d’été sont arrivées sept semaines après mon premier jour dans cette école. Il n’a fallu que sept semaines pour essorer la moindre goutte d’amour que j’avais pour moi.

L’année suivante n’apporta pas de jours meilleurs.

Ça s’est si mal passé, et mon chagrin est devenu si profond qu’au milieu de l’année de sixième, l’unique chose que je pouvais faire était espérer que John et Mike meurent. Je priais chaque nuit pour que quelque chose, n’importe quoi, n’importe qui vienne et les tue. Je fantasmais sur des accidents de voiture ignobles, des bâtiments en feu, ou une violence aveugle qui viendrait à mon secours. Je n’aurais pas versé une larme si ces garçons avait fini couvert de poussière, allongés dans des boîtes en sapin. En fait, j’aurais été heureux. Très, très heureux.

Mais ils ne moururent pas et ma vie devint pire.

Et puis ce fut le collège. John et Mike poursuivaient leur routine. Je continuais à prier pour qu’ils meurent. Dieu n’a jamais répondu à cette prière. Au moins pas de la façon dont je l’espérais.

En plus de leur détermination grandissante à faire en sorte que les « noms de gros » deviennent plus durs et toujours plus utilisés, ils ont commencé à trouver d’autres tactiques de harcèlement comme me faire avaler de la nourriture tombée par terre en me l’enfonçant dans la gorge, faire tomber mon plateau repas, me jeter des objets dangereux, me piétiner, me bousculer, me pousser.

En cinquième j’ai arrêté de pleurer la nuit.

Je m’endormais et je priais Dieu, le diable, n’importe qui pour qu’il tue ces mecs. Je voulais qu’ils disparaissent. J’aurais donné n’importe quoi pour qu’ils disparaissent.

En quatrième, les filles sont entrées dans la partie. Les filles les plus convoitées ont commencé à faire des trucs comme me demander de sortir avec elles, et puis me rire au visage avant que je n’ai pu répondre. Elles m’invitaient à des fêtes ou des sorties et puis riaient de plus belle quand elles se rendaient compte que j’espérais que ces invitations étaient sincères. Il suffit juste de quelques uns de ces épisodes pour que je me dise qu’une fille qui disait vouloir passer du temps avec moi c’était forcément une blague. A la fin de la quatrième une de ces filles s’est approché de moi dans le couloir et m’a demandé si je voulais voir ses seins. La plupart des ados aurait été enchantés. Moi, je me sui retourné et je suis parti. Blessé par cette fille bien trop de fois pour pouvoir les compter. Elle a ri et a commençer à hurler dans les couloirs que Dan Pearce était un pédé.

La mort. Douce mort. J’aurais donné tout ce que j’avais pour qu’elle survienne. Pour moi. Pour eux. Ça n’avait pas d’importance.

Le dernier jour de cette année scolaire, certains des mecs qui me harcelaient ont commencé à me pousser vers les portes du bus et m’ont jeté dehors. Je suis tombé en arrière sur mon « gros cul ». Je me souviens du rire qui éclata à travers les fenêtres du bus scolaire quand je me suis retrouvé par terre. Je me rappelle du visage goguenard de mes camarades collé à chacune des vitres. Je me souviens avoir levé les yeux vers le chauffeur quand il a dit : « les gars vous laissez tomber et vous allez vous asseoir ». Puis il m’a regardé et il a dit « tu montes ou pas ? ». J’ai fait non de la tête, j’ai rapidement ramassé mes affaires et j’ai couru vers nulle part. Je ne me rappelle plus où. N’importe où mais ailleurs.

Je me rappelle par contre avoir entendu le grincement des portes du bus qui se refermaient. Je  me souviens du bruit du moteur du bus qui s’élançait. Je me souviens avoir pleuré ce jour là.

Le chauffeur du bus ne m’a pas aidé. En fait pas une seule fois je n’ai été aidé par quelqu’un. Pas une seule fois une âme charitable n’a passé un bras autour de mes épaules et montré de l’amour. Pas un seul professeur ne m’a réconforté quand ils ont été témoins. Pas un seul camarade de classe n’a dit quelque chose quand ils entendaient. Pas une seule personne n’a fait quoique se soit.

Parce que ce jour là, la seule chose qui a suivi c’est un coup de fil à ma mère pour lui dire que j’avais manqué le bus. Je suis sûr qu’elle m’a demandé comment ma journée s’était passée. Je sui sûr que je lui ai dit « bien ».

Les gens qui m’aimaient pour de bon n’ont jamais su que ces choses se passaient. A part le jour en CM2 où je suis rentré en braillant devant ma mère, je n’ai jamais rien dit à mes parents. Mes frères et sœurs n’ont jamais su. Mon meilleur ami (et mon seul ami) n’a jamais su non plus parce que quand il était avec moi, les autres me laissaient tranquille. J’aurais aimé qu’il soit avec moi tout le temps.

Personne ne savait que je voulais mourir. Personne ne savait que j’avais constamment d’horribles fantasmes de mort dirigé vers les autres. Personne ne savait que je détestais chacun des enseignants qui n’a jamais fait quoique se soit. Personne ne savait que je détestais chacun des camarades de classe qui a refusé de me dire un mot gentil par peur de devenir cible à son tour. Personne n’en savait rien.

Ce que les gens savaient c’est que j’étais « timide ». Ce que les gens savaient c‘est que je me mettais facilement en colère. Ce que les gens savaient c’est que j’étais constamment méchant avec mes frères et sœurs. Ce que les gens savaient c’est que j’allais « bien » et que çà serait ma réponse à chaque fois qu’ils demanderaient. Les gens savaient (parce que je n’arrêtais pas de leur répéter) que « je voulais seulement qu’on me laisse seul ». Alors ils me laissaient seul, comme on laisserait seul un porc-épic exaspérant.

Dieu merci cette vie s’est améliorée, et au lycée quelque chose en moi a changé. Dieu merci ce quelque chose dans ma vie a ouvert un chemin vers une croyance en moi-même. Dieu merci quelque chose a changé. Je ne sais pas ce qui a changé. Franchement je ne sais pas. Ce que je sais c’est que je n’aurais certainement pas réussi à m’en sortir au lycée si le harcèlement avait continué.

Bien sur, John et Mike m’ont coincé de temps à autre contre un casier jusqu’à la fin de la terminale, mais grâce à ce changement en moi, parce que j’avais soudain trouvé le courage de me faire de nouveaux amis, et parce que j’avais recommencé à m’aimer, le harcèlement a cessé, presque complètement.

Mais ce billet n’est pas à propos de moi. Je n’utilise mon histoire que pour mettre un visage sur un problème. Je prie pour être assez sincère et vrai pour vous aider à comprendre ce que les gamins harcelés ressentent. Parce que ce sont ses sentiments qui entrainent certains gamins vers des fins tragiques.

C’est terrifiant d’imaginer les autres m’imaginer dans ses souvenirs. J’ai passé ma vie à essayer de cacher que j’ai été cet enfant. Même la personne incroyable, magnifique, superbe et intelligente que je suis devenu ne suffit pas à me protéger de ses pensées dangereuses quand la mémoire refait surface. Même au moment où j’écris ses lignes, j’ai désespérément envie de les effacer et d’écrire quelque chose de drôle. Mais c’est ce que j’ai fait toute ma vie. Et il n’y a pas de changement tant que le gens qui ont des voix ne les utilisent pas.

Je n’effacerais pas. Pas cette fois. Parlons de ce que nous pouvons faire pour mettre un terme au harcèlement.

Nous devons évoquer deux sortes de personnes. Celles qui harcèlent et celles qui sont harcelées.

Je vais bientôt avoir trente-et-un an. J’ai passé la deuxième partie de ma vie à étudier l’estime de soi, l’amour de soi, la maitrise de soi. Ces dernières années, j’ai eu la chance de pouvoir regarder en arrière vers ces « horribles » années et de réaliser que le harcèlement dont j’étais victime n’était que le symptôme du harcèlement dont eux-mêmes avaient été victimes dans leur vie, de la part de leur famille, d’autres gamins ou du syndrome de « perfection » ambiant. Vous voyez, j’ai appris une vérité universelle. Les gens qui s’aiment ne blessent pas les autres. Plus nous nous détestons, plus nous voulons que les autres souffrent. Chaque gamin qui m’a harcelé (et à la fin du collège ils devaient bien être une douzaine) était un individu souffrant désespérément. Les victimes de quelque chose qui se passait autour d’eux. Une âme solitaire qui pleurait sûrement autant que moi, même si les pleurs étaient silencieux.

Et donc je vous demande maintenant de ne pas détester ceux qui harcèlent les autres. L’expérience m’a appris que les détester ou être en colère contre eux ne fera qu’empirer les choses. A la place, prenez-les dans vos bras. Aimez-les. Dites leur qu’ils ont de la valeur. Dites leur que vous avez de grandes espérances pour eux. Ils arrêteront le harcèlement. Ils arrêteront parce qu’ils commenceront à s’aimer. Et les gens qui s’aiment ne harcèlent pas les autres.

Avec ceux qui harcèlent, c’est aussi simple que ça. S’ils croient réellement que quelqu’un les aime et croit en eux, ils s’aimeront, ils deviendront de meilleures personnes, et beaucoup deviendront même les sauveurs de victimes.

Si vous êtes les parents d’un enfant qui est loin d’être gentil avec les autres, j’aimerais vous suggérer de lire mon billet de la semaine dernière : «  You just broke your child. Congratulations. ». En fait, tous les parents devraient le lire. Même si nous ne voulons pas mentalement descendre par là, une bonne partie du problème se trouve au fond de nous. Si ça n’est pas le problème, c’est la solution. Nous devons tous comprendre que nous avons le devoir, en tant que parents, d’aider nos enfants à s’aimer.

Maintenant parlons des victimes. Au cas où vous ne l’avez pas remarqué, ça n’est généralement pas ceux qui harcèlent qui se suicident, qui massacrent leurs camarades, ou qui fabriquent des bombes dans leur chambre. Ce sont les victimes qui font cela. Et mon cœur cogne littéralement dans ma poitrine en ce moment même parce que je sais à quel point il aurait été facile d’éviter ces accidents. Je connais aussi trop bien les pensées dévorantes qui occupent constamment les esprits des victimes.

S’il vous plait.

Il y a tant d’enfants qui pourraient être en vie à l’heure actuelle, si quelqu’un, n’importe qui, avait fait quelque chose. Tellement d’âmes magnifiques, incroyables, merveilleuses seraient encore parmi nous si quelqu’un, n’importe quelle personne, avait fait quelque chose.

Et quelle est cette chose que vous et moi devrions faire ?

Une réponse possible c’est un père qui commence un projet sympa ou qui emmène son fils à la pêche de temps en temps. Quelques heures sous la carrosserie d’une voiture ou le bord d’une rivière permettront toujours à quelques vérités de surgir.

Une réponse possible c’est un grand père qui emmène son petit fils manger une glace dehors et qui lui demande simplement comment les autre enfants le traitent à l’école. De bons grands parents réussissent généralement à en venir directement au sujet.

Une réponse possible c’est un professeur qui fait plus que de demander aux harceleurs d’arrêter. La réponse c’est une main chaleureuse sur l’épaule d’un élève, une oreille attentive, des mots importants qui réconfortent, et puis trouver une raison pour que cet enfant revienne le lendemain, et le jour suivant, jusqu’à ce qu’il sache que sa présence est appréciée.

Une réponse possible c’est un directeur de structure qui consacre une soirée entière au sujet du harcèlement, et à ce que chaque enfant peut faire s’il est victime, s’il voit des gens se faire harceler, ce qu’il peut changer s’il réalise que lui même est coupable de harcèlement.

Et bien que chacune de ses petites réponses possibles soit cruciale, il y a une grande réponse évidente.

Les camarades de classes, les copains, les pairs. Savez vous que chacun d’entre vous a plus de pouvoir pour soigner les harceleurs et les victimes que n’importe qui d’autre sur terre. Plus que leurs parents. Plus que leurs guides religieux. Plus que leurs professeurs. La plus grande partie de la réponse est en vous, et est simple.

La réponse est aussi simple que ça, que vous ayez le courage d’aller trouver le gamin qui s’est fait harceler et de lui dire : « n’écoute pas ses types. Mes copains et moi ont se dit toujours que tu es quelqu’un de super ».

La réponse est aussi simple que ça, que vous ayez le courage ensuite de l’inviter à déjeuner avec vous. Et il vous en faudra du courage.

La réponse est aussi simple que ça, que vous ayez le courage d’aller trouver le harceleur et de lui dire en privé que vous ne comprenez pas pourquoi il agit comme ça, parce que vous vous êtes toujours dit qu’il valait mieux que ça.

La réponse est aussi simple que ça, que vous ayez le courage d’aller trouver le harceleur et de lui demander en privé s’il a passé une dure journée. De prendre soin de lui. Lui dire que vous vous étonnez de la façon dont il traite ses camarades  et vous vous demandez s’il n’est pas incompris. Vous serez étonné de ce que vous allez apprendre.

La réponse est aussi simple que ça, que vous ayez le courage d’aller trouver le gamin qui vient de se faire bousculer ou frapper et de lui demander s’il y a quoique se soit que vous pouvez faire pour lui. Vous voyez, savoir simplement que vous faites attention à lui plantera la graine de son courage.

La réponse est aussi simple que ça, vous.

La réponse est aussi simple que ça, que vous ayez le courage.

Est-ce que vous avez un tel courage ? Je l’espère. Je ne veux plus voir d’enfant mourir.

Tout ça peut être ramené à l’idée que la réponse est aussi simple que l’amour. Un amour répété et constant.

Dans le domaine du harcèlement, je peux garantir qu’un enfant qui met fin à ses jours, le fait parce qu’il pense que personne n’apprécie sa compagnie. Je peux garantir qu’un enfant qui ôte sa propre vie ou celle d’un autre le fait parce qu’il a été brutalement poussé au bord d’un précipice et qu’il a senti qu’il devait choisir entre sa vie et celle de ses poursuivants, parce que l’un d’entre eux finira par tomber de la falaise.

Vous voyez, les victimes ne sont pas soulagées par l’idée de la temporalité. Ils n’ont pas la chance d’être capable de penser en termes d’avenir. Les victimes n’ont qu’une chose à l’esprit. Survivre. Et certains enfants harcelés, malheureusement, sont poussés tellement loin et veulent tellement rester en vie, qu’ils font des choses désespérées et sans logique pour survivre.

Vous savez ce que je peux vous garantir d’autre ? Qu’une seule personne… rien qu’une personne aimante et qui passe vraiment du temps avec n’importe lequel de ces gamins qui en sont arrivés à ces situations extrêmes pourrait avoir fait toute la différence. Je ne suis pas en train de parler de cinq minutes ou une après-midi. Je parle d’un engagement d’amour sur le long terme.

Les histoires qu’on voit aux infos, ce sont des situations extrêmes. La vérité est que bien plus d’enfants sont harcelés ou harcèlent que nous ne voulons l’admettre. Certains enfants victimes reçoivent des petites doses, d’autre en prennent pour la vie. Parfois c’est rien d’autre que se moquer des vêtements ou donner des surnoms. Parfois c’est de l’abus sexuel ou de la violence physique extrême. Dans tous les cas, ça fait mal et ça a des effets durables sur nos enfants.

Alors s’il vous plait, je vous en supplie. Si vous êtes un adulte prenez vos enfants dans vos bras. Prenez les enfants de vos voisins dans vos bras. Prenez dans vos bras chaque enfant. Si vous êtes un élève prenez dans vos bras ceux qui sont harcelés et ceux qui harcèlent. Vous ne savez tout simplement pas quelle personne a besoin de sentir que quelqu’un l’aime. Vous ne savez tout simplement pas la vie de quelle personne vous allez sauver en lui montrant qu’aujourd’hui vous vous souciez de lui. Et que vous vous en soucierez demain encore.

Il faut qu’on parle du harcèlement scolaire ouvertement avec chaque enfant, chaque adolescent. Si nous n’en parlons pas, ça pourrait être votre enfant ou votre camarade aux infos qui se soit fait descendre à l’école, ou peut être, Dieu vous en préserve, celui qui se tiendra derrière le fusil. Chaque enfant harcelé qui a commis des atrocités était l’enfant de quelqu’un. Chaque enfant qui s’est fait descendre ou tué était l’enfant de quelqu’un. Chaque enfant qui a ôté sa propre vie était l’enfant de quelqu’un. Faites en sorte que ce ne soit pas votre enfant. Faites en sorte que ce ne soit pas votre camarade de classe.

Je ne dramatise pas. C’est un important problème qui nous dépasse. J’entends encore et encore les parents des victimes dire « je n’ai jamais su qu’il y avait un problème ».

Si nous ne faisons pas, en tant que citoyens, de ce problème une priorité, nous continuerons à être témoins de ces horreurs qui iront en s’aggravant. Nous continuerons à retrouvez nos enfants pendus, sans vie dans leur placard. Nous continuerons à voir le problème de la drogue s’aggraver. Nous continuerons à voir le problème des gangs s’aggraver. Nous continuerons d’entendre parler de tueries. Nous continuerons à avoir des enfants sans estime d’eux même. Nous continuerons à avoir des enfants qui se détestent. Et ils porteront cette haine en eux certainement toute leur vie.

Vous voyez, je fais partie de ceux qui ont de la chance. Je fais partie de ceux qui ont été capable de se rendre compte que la vie peut s’améliorer. Je fais partie de ceux qui en grandissant ont appris à s’aimer, se trouver attirant, à se dire qu’ils avaient de la valeur. Mais je suis malheureusement une exception. La plupart des enfants qui sont gravement harcelés ne deviennent rien en grandissant. Parce que personne n’a jamais fait quelque chose pour les aider. Certains ne vivent même pas assez longtemps pour grandir.

S’il vous plait. Aujourd’hui, faites quelques chose pour sauver nos enfants de cette terrible maladie. Aujourd’hui, trouvez un enfant ou un camarade qui est timide, réservé ou triste et faites quelque chose, quoi que se soit qui puisse l’aider ou lui faire sentir de l’amour. Aujourd’hui, changez l’avenir pour quelqu’un d’incroyable.

Partagez ce billet. Partagez le avec tout ceux que vous connaissez, peu importe que vous ayez expérimenté le harcèlement ou pas. Postez le immédiatement sur facebook et twitter, avec une demande personnel pour que les gens le lise et le partage à leur tout, et recommencez demain. Faites en sorte que ceci soit lu par chaque jeune personne que vous connaissez. Si vous êtes un jeune, remplissez votre rôle pour que cela soit diffusé. Si vous êtes enseignant, lisez-le en classe. Si vous êtes quelqu’un qui a une quelconque influence sur les jeunes, usez-en.

Nous devons tous aimer nos enfants suffisamment pour aider à faire une différence aujourd’hui. Nos enfants ont besoin de s’aimer suffisamment pour croire ce message et trouver le courage de faire quelque chose.

Vous ne saurez jamais qui vous sauverez, et tout ça parce que vous aurez pris cinq seconde pour copier et coller un lien. Tout ça parce que vous aurez eu le courage de partager la vision de quelqu’un qui est passé par là et qui s’en soucie. Partagez ceci n’a rien à voir avec moi ou mon blog. Ça a à voir avec le fait qu’un tel changement ne peut se produire sans un nombre important. Voyons si nous arrivons à partager ceci avec un demi-million de personnes sur facebook. Ça, ça serait le pouvoir de changer.

Je pense qu’on peut y arriver parce que je crois que vous êtes aussi prêts que moi à mettre un terme à ces nouvelles histoires.

Si je pouvais transmettre un message aux harceleurs, ça serait : vous êtes incroyables. Vous êtes destinés à de grandes choses. Vous aves le potentiel pour être ce que vous voulez être. Il y a des gens qui croient en vous. Il y a des gens qui vous aiment. Soyez ce que nous savons que vous pouvez être, même si pour l’instant vous ne croyez pas en vous.

Si je pouvais transmettre un message aux victimes ça serait : vous n’êtes pas seul. Vous êtes forts. Vous avez une voix. Vous êtes merveilleux. Vous êtes intelligents. Il y a beaucoup d’enfants qui voudraient vous défendre mais ils n’osent pas par ce qu’ils ont peur de se faire harceler à leur tour. Beaucoup d’entre nous dans ce monde vous aime. Je vous aime. Vous avez le pouvoir d’arrêter cela maintenant. Ce pouvoir est dans votre voix. Trouvez-le. Une fois que vous aurez utilisé votre voix, les harceleurs ne s’occuperont plus de vous. Si vous ne vous en sentez pas le courage, faites semblant jusqu’à ce que vous y arriviez. Enfin, c’est difficile d’imaginer qu’il y ait une vie après le lycée. Il y en a une, et elle est merveilleuse.

Si vous êtes élève en ce moment et que vous subissez du harcèlement, et que vous ayez besoin d’une oreille attentive, je suis là pour vous. Envoyez-moi un email. Mon adresse est en haut de cette page. Je ne vous promets pas une réponse immédiate mais je répondrai.

Et finalement, merci à chacun d’entre vous de laisser un commentaire (même anonyme). Si vous avez déjà été harcelé, merci de partager votre expérience. La plupart des gens ne comprennent pas ce que c’est d’être à votre place. Et c’est une grande expérience que de commencer à trouver votre voix. Si vous avez déjà été témoins de harcèlement, merci de partager vos sentiments à ce propos. Si vous avez déjà été harceleur, partager votre point de vue. Je ne vous jugerai pas. Je vous aime. Le vrai pouvoir de ce billet viendra de ce que vous partagerez ci-dessous.

Je remercie Dieu que nous ne soyons pas notre passé. Aucun d’entre nous. Nous sommes notre future et rien d’autre.

Dan Pearce, Single Dad Laughing

PS, nous aimerions que vous suiviez Single Dad Laughing. Ça n’est généralement pas si sérieux. Ça n’est généralement pas si long. Nous nous amusons beaucoup par ici. Parfois cependant il y a des choses comme ça qui ont juste besoin d’être dites. Nous espérons que vous poursuivrez la balade. »

traduit d’après l’article « memoirs of a bullied kid »

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